Tout commence en Angleterre dans les années d'après guerre, lors de la restructuration du réseau autoroutier de l'Angleterre, qui a pour but de désengorger les grandes villes et de fluidifier le traffic grandissant. De nombreux cafés et restaurants ouvrent et sont principalement fréquentés par les usagers routiers.
La reprise progressive de l'économie et le retour de l'emploi permettent à de nombreux jeunes d'acheter une Norton ou encore une Triumph et de se retrouver dans ces cafés autour du "juke-box" afin d'écouter les tubes qui ne passent pas à la radio (le rock'n'roll n'a pas encore bonne presse à cette époque, et ses adorateurs passent pour des sauvages au yeux de la "bonne société"). Néanmoins, reprise ne signifie pas opulence, et les pilotes souhaitant "booster" leur machine doivent faire preuve d'imagination et de savoir faire pour compenser des moyens qui restent limités. Cela explique l'aspect parfois spartiate des machines, en même temps que la volonté de les faire ressembler aux motos des pilotes de course en vogue. Fi du confort, c'est la performance qui prime, et évidemment, qui dit performance dit comparaison.
Les "records races" apparaissent alors, le but étant de terminer la course avant la fin d'une chanson choisie, en essayant de passer la barre psychologique des 100 miles à l'heure (soit 160 kmh, aussi appelé "the Ton"). C'est de là que naquit l'expression Café Racer. La plus célèbre de ces courses est celle de l'Ace Café à Londres, d'une distance de 3 miles et demi.